VIMOUTIERS du  Pays  d'Auge  en  NORMANDIE

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Glossaire du patois Normand

Un petit lexique Augeron en bas de page Le patois Normand

 

 

" GRAND BAZAR DE VIMOUTIERS - PRIX FIXE - ENTREE LIBRE "

 

Mais d'où vient ce concept novateur de "Prix Fixe & entrée libre"?  ... Ben oui, d'un Bas-Normand !

 

"Né en 1810 dans l'Orne, Aristide Boucicaut fils de chapelier de Bellême, choisit un jour de quitter son village natal pour tenter de séduire les clients sur les routes de Normandie. Après 7 ans de laines et de cretonnes et arrivé aux porte de Paris, il devient calicot au "Petit Saint Thomas" ... c'est là qu'il rencontre la douce Marguerite, une jeune crémière qui deviendra son épouse .... Devenu chômeur à la crise de 1848, il s'associe aux frères Videau propriétaire du "Bon marché", une petite enseigne rue du Bac. Les Videau effrayés par ses idées commerciales audacieuses, lui cèdent rapidement leur part ...

Soutenu par son épouse, Aristide entreprend de transformer l'échoppe en grand magasin : le premier des grands magasins ! Il invente le concept de prix fixe étiqueté qui élimine le besoin de marchander, de larges assortiments vendus en rayons multiples laissant à la clientèle la possibilité de se perdre pour déambuler librement ! La fortune sourit à ceux qui deviendront l'un des couples les plus célèbres de leur temps ..."

 

Et si vous ne le saviez déjà, Emile Zola prit Aristide Boucicaut pour modèle de son personnage Octave Mouret dans son roman Au Bonheur des Dames, la frénésie  !

Ben ceti qu'Boucicaut a réussi comme ça à Paris, pourquoi qu'on ferait pas pareil à Vimoutiers !

 

Sérieusement, les Boucicaut consacreront une partie de leur fortune à des oeuvres charitables, aideront notamment Pasteur et fonderont à Paris l'hôpital ... Boucicaut.

 

Allez ... bon shopping ou bon magasinage, c'est selon !

Sources & + L'histoire du Bon marché

Aristide Boucicault

 

 

 

Monnaie de nécessité

 

La première guerre mondiale ayant désorganisé l'économie, l'État toléra l'utilisation d'une monnaie locale émise par les chambres de commerce, les municipalités et certains commerçants particuliers ...

Ces monnaies prirent des formes diverses, les premières en carton, mais rapidement la frappe de jetons se répandit ... à condition qu'ils portent la mention "Bon Pour" afin de les distinguer de la monnaie officielle ... alors quid de ceux-ci ?!

Les monnaies de nécessité

 

 

 

"La grande vogue du bonnet de coton commença vers la fin du XVIIe siècle, mais c’est alors une coiffure bourgeoise, de nuit ... Les bons bourgeois la recouvrent souvent d’une enveloppe de toile qu’ils nouent et parent d’un noeud de ruban de couleurs, comme Argan dans le Malade Imaginaire ...Cependant le bonnet de coton se répandit bientôt parmi les artisans.

Les paysans normands devaient l'adopter à leur tour, vers le milieu du XVIIIe siècle... Pour l’homme travaillant aux champs, c’est une coiffure adhérente qu’on peut doubler, serrant bien la tête, couvrant les oreilles et les préservant contre la froidure.

Sous le premier Empire, le bonnet de coton fut en une telle faveur que les Normandes l’accueillirent aussi avec plaisir. Cela n’interdisait pas le port des belles coiffes … du dimanche (!) mais :

 

Le bonnet de coton que la coquetterie féminine trouvait moyen d’enjoliver, fut alors tellement à la mode que les femmes le portèrent… même à l’église ! Le clergé s’éleva contre cette négligence dans la tenue et fulmina contre le bonnet de coton, qualifié de "coiffure abominable".

 

Aussi bien en ce temps, il y eut en Normandie deux partis :

 

 

l’un "probonnet de coton"

pour

 

 

 l’autre "antibonnet de coton"

contre

 

 

Comment hommes et femmes, spécialement dans toute la Normandie, adoptèrent-ils cette mode universelle du pacifique "cascamèche"? Mais parce-que de temps très ancien, le bonnet de coton s’est fabriqué à Falaise, laquelle, avant d’être la cité de Guillaume-le-Conquérant fut la capitale du bonnet de coton !"

Selon G.Dubosc, 1929 Le bonnet de coton en Normandie

Quelques jolies Normandes !

 

 

 Concentration !

 

 

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"C’est que le jeu de dominos est le véritable jeu des Normands, celui qui convient le mieux à leur caractère, à leurs habitudes et à leur sapience proverbiale. Ne met-il pas en avant toutes leurs qualités et toutes leurs vertus natives ? ...l’attention soutenue, la méditation réfléchie, la perspicacité avisée ..."

 

 

 

 

 

 

 

 

Selon G. Dubosc, 1924

Le jeu de dominos en Normandie

 

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